Le mobilier design : ressources pour aller plus loin

Comment choisir du mobilier design ? Pièces iconiques, vintage, seconde main, prix : découvrez les conseils et références de l’épisode 5 de Bien Vu la Déco.


Parce qu’entre une chaise de bistrot devenue iconique, un meuble signé que l’on ne reconnaît pas au premier coup d’œil et une création contemporaine, pas toujours facile de savoir ce que l’on met derrière le mot « design ».

Alors, faut-il vraiment s’y connaître pour bien choisir ? Et surtout : comment faire entrer le design chez soi sans transformer son salon en showroom ?


→ Mais au fait, qu’est-ce qu’une pièce de design?

C’est probablement le meilleur endroit pour commencer.

Dans l’épisode, on revient sur cette notion parfois un peu intimidante : une pièce de design n’est pas nécessairement une pièce chère, rare ou spectaculaire.

Elle est avant tout le résultat d’une intention de conception : une forme pensée pour un usage, une manière de fabriquer, un matériau, une époque, parfois une innovation technique.

Et certaines pièces que l’on connaît presque tous sont devenues des classiques sans que l’on sache forcément qui les a dessinées.

C’est le cas de la chaise n°14 de Michael Thonet, créée au XIXe siècle et produite à des millions d’exemplaires. Ou de la chaise A de Tolix, imaginée par Xavier Pauchard : du mobilier utilitaire devenu, avec le temps, une véritable icône.


→ Faut-il connaître les grands classiques pour acheter du design ?

Non. Et heureusement.

On peut parfaitement tomber amoureux d’une chaise sans connaître son année de création, son éditeur ou le mouvement auquel appartenait son designer.

Mais apprendre à regarder permet aussi de mieux comprendre pourquoi certaines pièces traversent les décennies.

Une silhouette, une technique particulière, une utilisation inattendue d’un matériau, un détail de construction… Plus on regarde du mobilier, plus on apprend à repérer ces choses-là.

Et surtout, connaître quelques références permet de sortir du réflexe : « pièce iconique = pièce hors de prix ».

Certaines créations historiques restent accessibles, notamment en seconde main, tandis que d’autres sont devenues de véritables objets de collection.


→ Vintage, réédition ou création contemporaine?

C’est aussi une question qui revient dans l’épisode.

Acheter une pièce ancienne permet parfois d’accéder à un classique à un prix plus intéressant, mais aussi de trouver une version, une patine ou une finition que l’on ne retrouve plus aujourd’hui.

Les rééditions ont un autre intérêt : elles permettent de continuer à faire vivre un dessin historique avec une fabrication contrôlée et une provenance claire.

Et acheter contemporain, c’est aussi participer à l’histoire du design pendant qu’elle est en train de s’écrire. Plutôt que d’opposer les trois, j’aime beaucoup l’idée de les faire cohabiter.

Parmi les références évoquées ou à garder en tête :

❇︎ Frame de Violaine d’Harcourt, une applique contemporaine qui travaille autant la lumière que la matière.

❇︎ Thèbes de Léa Zeroil, avec son approche très sculpturale.

❇︎ Vertigo de Constance Guisset, devenue en quelques années une silhouette immédiatement identifiable du design français contemporain.

❇︎ Et la Flowerpot de Verner Panton, dessinée à la fin des années 1960 et toujours éditée aujourd’hui.

Ce qui est intéressant ici, c’est justement de voir cohabiter des créations historiques et des pièces contemporaines.


→ Comment mélanger les époques sans créer un musée du design ?

C’est sans doute l'une des idées que je retiens le plus de cet épisode : ne pas chercher à tout assortir.

Une pièce forte fonctionne souvent mieux lorsqu’elle dialogue avec des choses plus simples.

Une chaise moderniste autour d’une table ancienne. Un luminaire des années 60 dans un appartement contemporain. Une création récente à côté d’un meuble chiné.

Ce sont justement les écarts d’époque, de matière et de statut qui donnent de la personnalité à un intérieur.

Et cela évite un autre écueil : accumuler les icônes jusqu’à donner l’impression d’habiter dans un catalogue.


→ Est-ce qu’une pièce design doit coûter cher ?

Pas nécessairement.

Évidemment, certaines pièces historiques ont atteint des prix considérables sur le marché du vintage. Mais le prix n’est pas ce qui définit le design.

On peut commencer avec un luminaire, un tabouret, une petite table, une chaise trouvée en seconde main… plutôt que chercher immédiatement LA pièce spectaculaire.

Et certaines créations produites en grand nombre restent justement intéressantes parce qu’elles ont été conçues pour être utilisées, pas collectionnées.

C’est peut-être même une bonne manière d’entrer dans le design : acheter moins de pièces, mais mieux les choisir.


→ Les bonnes adresses de mes invitées

Impossible de terminer cet épisode sans demander à mes invitées leurs bonnes adresses.

❇︎ Sarah et Manon conseillent notamment Leboncoin, les vide-maisons et Emmaüs, où l’on peut encore tomber sur de très belles pièces sans forcément chercher une signature.

❇︎ Et à Bruxelles, Betty recommande la place du Jeu de Balle, son terrain de chasse préféré pour dénicher du mobilier vintage et des pièces anonymes à petits prix. De quoi rappeler une dernière fois que le bon design n’est pas forcément celui qui coûte cher, ni celui dont on connaît le nom.


→ Ce qu’il faut retenir avant d’acheter une pièce design

❇︎ Ne pas acheter une signature mais une pièce que l’on aime vraiment.

❇︎ Apprendre à regarder plutôt qu’à réciter les grands noms.

❇︎ Mélanger les époques plutôt que chercher à constituer un intérieur parfaitement cohérent.

❇︎ Et surtout : ne pas attendre d’être “expert” pour commencer :)

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Épisode 5 – Le mobilier design